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Historique du Centre

C’est en 1997 que la route 16 a été détournée pour rejoindre, en passant par un chapelet d’îles et de marais, le nouveau lien permanent construit entre le continent et l’Île-du-Prince-Édouard. On ignore généralement que les derniers kilomètres de cette route au Nouveau-Brunswick avant d’atteindre le pont de la Confédération traversent la Réserve nationale de faune de Cap-Jourimain. Cette aire protégée de 675 hectares (établie en 1980 par le Service canadien de la faune) recèle d’étonnantes richesses naturelles et a un passé complexe. C’est précisément pour faire connaître l’histoire de la région et permettre l’accès contrôlé du public à la vaste et merveilleuse réserve de faune que le Centre d’interprétation de la nature Cape Jourimain, qui se trouve au pied du pont de la Confédération, a été construit. Établi par un organisme sans but lucratif, le Centre joue aussi un rôle important dans l’économie locale, dans la mesure où il développe le tourisme et crée des emplois pour les communautés avoisinantes qui ont été lourdement touchées par le déclin de la pêche et la fermeture du service de traversier entre Cape Tormentine et Borden.

Faits saillants de l’histoire « récente » du cap Jourimain

  • 1932 - Le gouvernement du Nouveau-Brunswick achète les fermes situées sur les îles Trenholm et Jourimain pour que les routes menant à ces îles n’aient plus à être entretenues. Entretenir ces voies d’accès devenait de plus en plus difficile du fait de l’élévation du niveau des eaux et d’une série de violentes tempêtes hivernales.
  • 1966 - Construction d’une chaussée entre le continent et l’île Trenholm, puis l’île Jourimain, avec l’intention de poursuivre le projet d’établissement d’un lien permanent jusqu’à l’Île-du-Prince-Édouard. La chaussée a divisé deux grands marais salés et créé des étangs saumâtres qui sont devenus des haltes de prédilection pour les oiseaux aquatiques et les oiseaux de rivage migrateurs.
  • 1970 - Le phare du cap Jourimain est automatisé, modernisation qui met fin au service des gardiens de phare qui y résidaient et à l’occupation permanente des îles.
  • 1980 - Établissement officiel de la Réserve nationale de faune de Cap-Jourimain qui réunit l’île Jourimain, l’île Trenholm, une section du continent et les marais qui les séparent. Le droit de passage le long de la chaussée qui traverse la réserve de faune en son milieu reste sous le contrôle du ministère des Travaux publics, la voie elle-même ne faisant pas partie de l’aire protégée.
  • 1987 - Le gouvernement du Canada lance un appel de propositions au secteur privé, en vue de construire un lien permanent entre le continent et l’Île-du-Prince-Édouard. Après un long processus de sélection, la compagnie Strait Crossing Development Inc. est choisie comme promoteur et chargée de la conception, de la construction, du financement et de l’exploitation du futur pont de la Confédération. Début des travaux d’ingénierie et de planification écologique pour la construction du pont.
  • 1993 - Début de la construction du pont. Des discussions portant sur la création d’un centre d’écotourisme dans les environs du cap Jourimain sont entamées.
  • 1997 - Ouverture du pont de la Confédération. Le Centre d’interprétation de la nature Cape Jourimain est officiellement constitué et reconnu comme un organisme de bienfaisance. La suppression du service de traversier à Cape Tormentine rend le phare du cap Jourimain inutile et entraîne sa fermeture.
  • 2001 - Le Centre d’interprétation de la nature Cape Jourimain ouvre ses portes au public.